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Procès en diffamation : «Vox Africa», Soh Charles, Pr Robert Kpwang et consorts bientôt traînés en justice par la famille Penka-Michel

Ils seront poursuivis pour propos haineux et diffamatoires à l’égard du Patriarche Penka-Michel décédé le 27 avril 1998 à Douala.

Il y a deux mois et contre toute attente, la chaîne de télévision «Vox Africa» diffuse un reportage à charge contre le Patriarche Penka-Michel dont le titre est : «Penka-Michel : Toponymie controversée d’une circonscription administrative».

Dans ce film écrit par Jephté Tcheumedié et réalisé par Aristide Yentgwe, le Pr Robert Kpwang, Doyen à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Douala déclare dans le même film que : «Le Patriarche Penka-Michel était devenu un relais de l’administration française. Il était un indic qui renseignait les colons à travers les chefs de subdivisions et le chef de la Région de Dschang. Il envoyait les noms de tous les esprits frondeurs et particulièrement des Upécistes. Par la suite, il est même allé loin en accueillant dans sa concession les forces françaises qui étaient là pour éliminer toute opposition nationaliste. En donnant son nom à l’arrondissement, c’était une récompense du rôle que ce Notable a joué dans la région Bamileke en soutenant la France coloniale contre le mouvement nationaliste.»

Association Kwemtche

Au nom d’une association villageoise dénommée Kwemtche, Charles Soh déclare par exemple que le Patriarche était un traitre et un assassin qui servait les intérêts des colons au détriment de ses frères qu’il faisait assassiner sans coup férir. Ce n’est pas tout !

Il dit que le Patriarche était un militant de l’UPC de la première heure à Bansoa mais avait retourné sa veste parce que les upécistes l’avaient empêché entre autres de s’approprier d’une parcelle du domaine Lagarde d’une superficie de 100 hectares sur laquelle il voulait cultiver le café.

À en croire Charles Soh, suite au refus des upécistes de l’investir à la tête de leur parti dans la Menoua et de lui octroyer une parcelle du domaine Lagarde, le Patriarche s’est rapproché de Maurice Delauney (Colon, Administrateur de la France d’outre-mer Ndlr) pour régler ses comptes aux nationalistes upécistes qu’il faisait assassiner dans sa concession au Carrefour Bawang transformée en camp de concentration (sic).

Mensonges – Jalousie – Diffamation

Mais les Bansoa disent pourtant que le Patriarche Penka-Michel était un homme qui a contribué au développement de l’arrondissement de Penka-Michel. Il était un promoteur du développement local et a travaillé pour améliorer les conditions de vie des habitants de sa localité. À en croire plusieurs témoignages, le Patriarche était également impliqué dans la création d’infrastructures telles que des écoles, des centres de santé et des routes. Sa contribution a été reconnue par les autorités locales et nationales, et il est toujours considéré comme un héros local dans la région. 

Ceux qui vivent dans cette localité savent que le Patriarche était le premier commerçant Bansoa à l’époque avant les indépendances. Il avait déjà un restaurant et une station-service au carrefour Bawang appelé déjà carrefour Penka-Michel. Il fut le tout premier autochtone à planter le café et le quinquina. Riche et célèbre, il était grand ami du Chef Supérieur Bansoa du nom de Tchinda, de même de Sa Majesté Nkuété, Chef Balessing et père de l’actuel Vice-Premier Ministre, Secrétaire Général du Comité central du Rdpc, Jean Nkuété.

Chrétien pratiquant, c’est lui qui a offert à l’Église le terrain où est construite la Paroisse St Michel baptisée en son nom.  Contrairement aux allégations mensongères de Charles Soh, le Patriarche n’a jamais milité dans l’UPC. Certains historiens chevronnés ont pourtant prouvé, preuves à l’appui, que le Patriarche n’a jamais été upéciste. Un procès-verbal historique du Conseil Municipal de la Commune Mixte Rurale de Dschang siégeant en session ordinaire le 13 septembre 1957 mentionne que le Patriarche était déjà Conseiller municipal pour le compte du Groupement Bansoa.

Au travers des mensonges de toutes sortes, ces derniers  n’ont  ménagé aucun effort pour salir la mémoire du Patriarche Penka-Michel décédé le 27 avril 1998 à Douala. Mais plus tard, certains ont déclaré à leurs proches qu’ils ne savaient pas que leurs propos allaient être utilisés pour un film. Le Chef de la famille Penka-Michel quant à lui n’a jamais été approché par le journaliste de «Vox Africa», Jephté Tchemedié, à en croire nos sources.

Premier conseiller municipal

Avec l’avènement de l’Indépendance, Il fut le tout premier Conseiller municipal de l’UNC de la Région et prêcha pour la Réunification du Cameroun aux côtés de John Ngu Foncha et d’Amadou Ahidjo.

Nick Joseph Takou précise dans son témoignage que : «Lorsque le Cameroun sombra dans la guerre civile dans les années 1958 à 1965, le Patriarche mit toute sa fortune pour encadrer et nourrir les populations, (y compris le Chef Supérieur Bansoa, Sa Majesté Tchinda) qui se refugiaient chez lui au carrefour Bawang. Avec le soutien de l’armée, il aida à pacifier les quatre villages de Penka-Michel.

 Le Patriarche est très adulé par les populations qui restent très reconnaissantes à son égard jusqu’à nos jours ; avec tous les bons et loyaux services rendus à Nation, le Gouvernement de la République l’a récompensé en donnant son nom à la localité en créant le district de Penka-Michel en 1960, transformé en arrondissement en 1962. Ledit district est d’ailleurs né dans sa concession à Bawang et c’est lui qui l’a transféré dans le site actuel qui était la plantation de Marcel Lagarde ».

Huissiers de justice

Des sommations interpellatives dont le but est qu’ils apportent les preuves à même de soutenir leurs propos diffamatoires diffusés dans ce film-fiction ont été servies aux uns et aux autres. Mais personne, selon nos informations,  n’a pu produire la moindre preuve aux huissiers.

Les agents trouvés  à «Vox Africa» dont les locaux sont normalement à l’immeuble Hibiscus (une société immobilière de Fokam Kammogne au quartier Fouda à Yaoundé) ont dit aux huissiers que la télévision n’a plus de représentation au Cameroun. Mais tout le monde sait pourtant que les bureaux de cette télévision  dirigée par Rolande Kammogne, (fille de Paul Fokam Kammogne, Ndlr) se trouvent précisément à cet endroit,  à Africa Space, à l’immeuble Hibiscus. De quoi ont-ils peur ? Question grave !

Mais qu’importe ! Les sommations de «Vox Africa» et de Jephté Tchemedié ont été servies à cet endroit et de source digne de foi, les plaintes en elles-mêmes seront déposées à partir de la semaine prochaine.

Union des Populations du Cameroun

À la vérité, le patriarche Penka Michel n’avait jamais milité ni pactisé avec l’UPC et ne pouvait donc les trahir. C’est certainement ce qui explique la difficulté de Charles Soh et consorts à répondre aux sommations interpellatives sur les preuves de leurs affabulations.

Le Patriarche Penka Michel était un patriote qui, dès 1957, adressait déjà des pétitions aux Nations-Unies contre les exactions et les discriminations de la France tutrice vis-à-vis des populations locales.

Lorsque les assassinats, tueries sauvages et brutales par les populations contre leurs propres frères s’intensifièrent à Bansoa (cas du Chef Bassokeng et plusieurs autres  assassinés par leurs propres frères, avant l’arrivée des soldats), c’est à juste titre que le Patriarche Penka Michel, déjà Conseiller municipal du village Bansoa, de concert avec le Chef Supérieur Bansoa, Tchinde Joseph, avec qui il militait dans le même parti politique, sollicita de l’Administration camerounaise (le Gouvernement du 1er Ministre Ahmadou Ahidjo), la protection militaire pour la sécurité des populations.

L’histoire est constante, ce sont les règlements de compte par des tueries qui ont précédé l’appel à la protection de l’armée. C’est cette vérité que Charles Soh et ses acolytes s’emploient à travestir.

Sinon, comment expliquer leur incapacité à produire la moindre preuve de ce que le Patriarche fût un upéciste ou à tout le moins  un indic ? Cela amène les uns et les autres à comprendre qu’il s’agit d’une théorie du complot savamment élaborée par Charles Soh et ses commanditaires dont les ambitions politiques pour les futures échéances politiques  ne font l’ombre d’aucun doute.

Charles Soh et ses commanditaires tapis dans l’ombre n’ont pas de scrupules et sont prêts à tout pour régler des comptes politiques. Leur principal adversaire politique à Bansoa est le Conseiller Régional,  Sa Majesté Maître Penka Michel, un avocat de renom bien connu des cénacles juridiques à l’échelle nationale et internationale et très populaire à Bansoa.

Charles Soh et ses commanditaires croient dur comme fer que pour atteindre Maître Penka Michel en le neutralisant sur le plan politique, il faut attaquer son père décédé il y a 27 ans. Sinon, pourquoi maintenant ? Pourquoi ce sabotage intervient-il à la veille des échéances électorales ?

Le procès qui va bientôt commencer donne déjà des sueurs froides à Charles Soh et ses acolytes. Selon nos informations, ils sont en train de chercher les preuves, témoins et victimes après avoir sali la mémoire d’un Grand Homme Bansoa qu’est le Patriarche Penka-Michel.  Les théoriciens du complot ont condamné un homme sans l’avoir jugé. Du jamais vu ! En réalité, ils n’ont aucune preuve, aucun argument à même de soutenir leurs allégations mensongères.  Ils seront donc poursuivis pour mensonges, diffamation, propos haineux et incitation à la violence.

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