Affaire du navire SMYRTOS : Ngallè Bibéhè défend la crédibilité du registre maritime camerounais
Face aux informations relayées par l’agence Reuters et plusieurs médias internationaux mettant en cause le pavillon camerounais dans l’affaire du navire Smyrtos, le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, est monté au créneau pour rétablir ce qu’il présente comme la vérité des faits.
Dans un communiqué rendu public le 15 juin 2026, le membre du gouvernement affirme que le navire concerné ne relève plus de la juridiction maritime du Cameroun. Selon lui, le Smyrtos (IMO 9389100) a été officiellement radié du Registre international camerounais des navires le 26 mai dernier, dans le cadre de l’opération d’assainissement du pavillon national engagée par les autorités maritimes.
Pour Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, les informations présentant le bâtiment comme un navire battant pavillon camerounais au moment des faits sont donc inexactes. Le ministre rappelle que la radiation du navire avait été matérialisée par un certificat officiel délivré à Limbe et rendue publique quelques jours plus tard à travers un communiqué radio-presse accompagné de la liste des navires exclus du registre national.



Cette mise au point vise à dégager la responsabilité de l’État camerounais dans les activités attribuées au navire. Le ministre soutient qu’au moment des événements rapportés par la presse internationale, le Smyrtos n’était plus autorisé à battre pavillon camerounais. Dès lors, souligne-t-il, le Cameroun ne saurait être tenu responsable d’éventuelles activités illicites menées par ce bâtiment, lequel aurait continué à utiliser ou à présenter des documents de manière frauduleuse.
À travers cette sortie officielle, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè entend également préserver l’image du registre maritime camerounais. Il dénonce la diffusion d’informations susceptibles de nuire à la crédibilité du pavillon national et de semer la confusion au sein de l’opinion publique internationale.
Le ministre révèle par ailleurs avoir engagé des démarches auprès du gouvernement britannique, de la Maritime and Coastguard Agency (MCA), des autorités ayant procédé à l’interception du navire ainsi qu’auprès de l’agence Reuters. L’objectif est d’obtenir la prise en compte du statut juridique réel du Smyrtos et la rectification des informations publiées sur cette affaire.
Au-delà de cette controverse, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè réaffirme la détermination du gouvernement à poursuivre les réformes engagées dans le secteur maritime. Celles-ci visent notamment à renforcer le contrôle des navires immatriculés, lutter contre les immatriculations irrégulières et consolider la réputation du pavillon camerounais sur la scène internationale.
Par cette intervention, le ministre des Transports cherche à protéger l’image du Cameroun dans un contexte où la crédibilité des registres maritimes est devenue un enjeu majeur de sécurité et de coopération internationales.

