Bonus de casino après inscription

  1. Meilleures Casinos De Roulette: Le jeu est diffusé à la télévision sur la TNT.
  2. Payez Casino Avec Bitcoin - Mais NetEnt a pensé qu'il était plus facile de jouer via votre navigateur Web et a changé le secteur des casinos pour de bon.
  3. Meilleures Chances Dans Les Machines à Sous Casino: L'objectif est d'atteindre de nouveaux yeux et de faire connaître la marque à plus de gens, a déclaré Amy Chasey, vice-présidente du marketing chez Golden Nugget.

Egalite poker

Jeux De Machines à Sous D Argent En Ligne
Maintenant, vous pouvez obtenir tout le même jeu en ligne avec le jeu Secret Admirer online pokie de Microgaming.
Casino Paypal Avis
Voici le résumé des évaluations des utilisateurs de Roobet Casino.
Nous avons vérifié le processus d'inscription pour ouvrir un compte, les offres de bonus et les tours gratuits, le professionnalisme du support, les fournisseurs de paiement et plus encore.

Bingo ligne de jeu gratuit

Jouer Machines à Sous En Ligne Avec 10 Euros
Ces pays restreints comprennent les États-Unis, les Pays-Bas, la Turquie, l'Afrique du Sud, Singapour, la Russie, la Roumanie, la Corée du Nord, le Mexique, Israël, l'Iran, le Groenland, la Grèce, l'État allemand, le Danemark, la Bulgarie, l'Australie et la France.
Casino En Ligne Avec Tchat
Téléchargez et jouez aux machines à sous Georgie Porgie Rhyming Reels dès aujourd'hui.
Jouer Dream Catcher En Direct Belgique

Rentrée économique du patronat : le GECAM sonne l’alarme et exige un nouveau souffle économiquePéril aviaire et animalier : le Cameroun veut reprendre le contrôle du risqueN° 290 du 08 septembre 2026Chanas Assurances : Georges Bela Onguene appelé à relancer la dynamique

Rentrée économique du patronat : le GECAM sonne l’alarme et exige un nouveau souffle économique

À l’occasion de la rentrée économique du patronat, tenue le 10 septembre 2026 au siège du GECAM à Douala, Célestin Tawamba a livré un diagnostic sans concession de la situation économique du Cameroun. Croissance en deçà des ambitions, recul de l’investissement public, pression fiscale, difficultés d’accès au financement, crise énergétique, infrastructures défaillantes et déficit commercial : le président du GECAM appelle à passer des annonces à l’exécution.

Le temps de la politique est passé, celui de l’économie doit désormais reprendre ses droits. C’est en substance le message porté par Célestin Tawamba, président du Groupement des entreprises du Cameroun (GECAM), lors de la deuxième rentrée économique du patronat, organisée le 10 septembre 2026 au siège de l’organisation patronale à Douala.

Deux ans après la première édition, le rendez-vous avait valeur de diagnostic. Dans la perspective de la préparation du budget 2027, le patronat a choisi de mettre sur la table les réalités auxquelles sont confrontées les entreprises, mais aussi les blocages qui, selon lui, empêchent le Cameroun de transformer ses ambitions de développement en résultats tangibles.

Le ton était volontairement direct. «Le secteur privé ne parle pas ici en arbitre extérieur, mais en acteur de terrain», a rappelé Célestin Tawamba, en insistant sur une réalité simple : les décisions prises loin des entreprises finissent toujours par se traduire dans leurs coûts de production, leurs investissements, leurs emplois et, finalement, dans le pouvoir d’achat des ménages.

Une croissance qui peine à changer de rythme

Le président du GECAM a d’abord replacé la situation camerounaise dans un environnement international devenu moins favorable. Les tensions géopolitiques, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la hausse des cours du pétrole ont contribué à détériorer les perspectives mondiales.

Mais pour le patronat, les difficultés du Cameroun ne sauraient être imputées exclusivement aux facteurs extérieurs. Les chiffres de la croissance nationale révèlent également des fragilités internes.

Selon les données rappelées par Célestin Tawamba, l’économie camerounaise aurait enregistré une croissance de 3,5 % en 2025, un niveau proche de celui de l’année précédente et surtout éloigné des ambitions de transformation affichées dans le cadre de la SND30.

La structure de cette croissance interpelle davantage encore. Le secteur primaire est passé de 3,6 % à 1,7 %, tandis que l’agriculture d’exportation a basculé de 8,7 % à -3,2 %. Le secteur secondaire, pour sa part, demeure quasiment stagnant autour de 2 %. Même l’industrie agroalimentaire, pourtant présentée comme un pilier de l’import-substitution, a ralenti.

À l’inverse, les services affichent une progression de 4,6 %, notamment grâce aux télécommunications et aux services financiers.

Pour le patronat, cette configuration pose une question de fond : comment accélérer la transformation structurelle d’une économie lorsque les secteurs appelés à porter la souveraineté productive progressent moins vite que les services ?

L’investissement public au cœur des inquiétudes

C’est toutefois sur l’efficacité de la dépense publique que le président du GECAM a concentré une partie de ses critiques.

À fin mars 2026, les dépenses d’investissement de l’État s’élevaient, selon les données citées par le patronat, à 45 milliards de FCFA contre 175,5 milliards un an auparavant. Soit une baisse de 74,4 %, ramenant le taux d’exécution des crédits d’investissement à seulement 2,2 % au terme du premier trimestre.

Pour Célestin Tawamba, cette situation traduit un problème qui dépasse les seuls chiffres budgétaires : celui de l’exécution des décisions publiques.

«Le coût de la non-décision dépasse aujourd’hui celui de l’action», a-t-il lancé, déplorant le report de certains investissements privés faute de visibilité et l’érosion progressive de la confiance des opérateurs économiques.

Le patronat formule dès lors une revendication précise pour le budget 2027 : faire de celui-ci le premier budget depuis dix ans dans lequel les dépenses de fonctionnement progresseraient moins vite que les dépenses d’investissement.

Le message est clair : pour le GECAM, un budget de développement doit davantage financer la capacité du pays à produire qu’entretenir son fonctionnement.

Électricité : le paradoxe d’une capacité qui peine à atteindre les entreprises

La question énergétique constitue l’un des autres points majeurs du diagnostic patronal.

Malgré les réformes engagées dans le secteur et l’entrée en production du barrage de Nachtigal, avec une capacité supplémentaire de 420 MW, les entreprises continuent de subir une électricité jugée insuffisante, instable et coûteuse.

Célestin Tawamba s’appuie notamment sur les enquêtes de la Banque mondiale selon lesquelles 65% des entreprises camerounaises recourent à un groupe électrogène pour maintenir leur activité.

Le différentiel de coût est particulièrement lourd. L’autoproduction au groupe électrogène peut atteindre 200 à 350 FCFA le kilowattheure, contre 50 à 99 FCFA pour le tarif industriel.

Le patronat estime donc que le problème ne réside plus uniquement dans la capacité de production, mais dans le transport, la distribution et le raccordement effectif des zones industrielles.

«Une capacité installée n’a de valeur que si elle est transportée, distribuée et absorbée», résume le président du GECAM.

L’organisation demande ainsi un calendrier public de résorption du déficit énergétique et le raccordement effectif des zones industrielles aux capacités déjà disponibles.

Routes : «une route dégradée est un impôt»

Le même constat est dressé pour les infrastructures routières.

Malgré les enveloppes budgétaires consacrées aux grands projets, le patronat déplore la dégradation persistante de plusieurs corridors stratégiques, notamment les axes Douala-Bafoussam, Douala-Yaoundé, Édéa-Kribi et Ngaoundéré-Kousseri.

Cette situation a un impact direct sur la compétitivité des entreprises. Les coûts de transport ont progressé de manière significative ces dernières années et les dysfonctionnements du corridor ferroviaire Douala-Ngaoundéré entraîneraient, selon le GECAM, un surcoût logistique de 15 à 20 % pour les marchandises à destination du Nord-Cameroun, du Tchad et de la République centrafricaine.

Pour illustrer cette pression invisible qui pèse sur les entreprises et les consommateurs, Célestin Tawamba a utilisé une formule particulièrement forte : «Une route dégradée est un impôt.»

Carburant supplémentaire, pneumatiques usés, camions immobilisés, délais de livraison et renchérissement des marchandises constituent autant de coûts qui finissent par être supportés par l’économie et les ménages.

Fiscalité : le patronat veut une refonte du système

Sur la fiscalité, le président du GECAM a toutefois tenu à saluer la qualité du dialogue engagé avec l’administration fiscale. Mais cette reconnaissance n’empêche pas le patronat de réclamer une réforme en profondeur du système.

Le Code général des impôts, rappelle-t-il, n’a pas connu de refonte structurelle depuis 2002, tout en ayant été modifié à de très nombreuses reprises. La seule loi de finances 2026 aurait ainsi modifié 127 articles, auxquels s’ajoutent de nouveaux frais et redevances.

Pour les entreprises, cette instabilité complexifie la gestion et accroît les coûts de conformité.

Le GECAM souhaite donc une refonte structurelle du Code général des impôts, estimant qu’il ne peut être durablement conçu comme un simple instrument de rendement budgétaire.

L’objectif recherché est également d’élargir l’assiette fiscale plutôt que d’accroître continuellement la pression sur les mêmes contribuables formels.

Le financement, autre frein à l’investissement

L’accès au crédit constitue un autre signal d’alerte.

Au premier trimestre 2026, les banques camerounaises auraient distribué 1.337 milliards de FCFA de nouveaux crédits, contre 1.887 milliards un an auparavant. Dans le même temps, le taux débiteur moyen serait passé de 8,26 % à 9,03 %.

Pour le patronat, le constat est sans ambiguïté : le crédit devient à la fois plus rare et plus cher.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que l’État occupe une place importante dans le système bancaire, à la fois comme actionnaire de certaines banques et comme emprunteur majeur.

Célestin Tawamba estime que cette configuration peut contribuer à évincer les entreprises privées, notamment les PME, du marché du crédit.

Le GECAM demande ainsi un calendrier public de désengagement progressif de l’État du capital bancaire, l’apurement des arriérés dus aux entreprises et un environnement fiscal plus favorable au crédit-bail, considéré comme un outil essentiel de financement des équipements des PME.

Le numérique, un potentiel encore sous-exploité

Autre chantier identifié : la transformation numérique.

Le Cameroun dispose, selon le patronat, de capacités importantes grâce à sa connexion à plusieurs câbles sous-marins. Pourtant, le taux de pénétration du haut débit resterait autour de 22 % depuis 2016.

À cette sous-utilisation des infrastructures s’ajoute le coût élevé du haut débit fixe, jugé nettement supérieur à celui observé dans plusieurs économies africaines plus avancées dans leur transformation numérique.

Le GECAM dénonce également l’absence de l’autorité chargée de la protection des données personnelles, alors même que les entreprises sont soumises à de nouvelles obligations.

Pour Célestin Tawamba, le problème n’est pas la réforme en elle-même, mais l’imprévisibilité de son application. «Ce n’est pas la réforme qui inquiète l’entreprise. C’est l’improvisation», a-t-il martelé.

Le patronat plaide ainsi pour un véritable électrochoc numérique, allant de la pleine exploitation des capacités existantes à la dématérialisation des procédures douanières et fiscales.

Défendre le «Made in Cameroon»

La question du patriotisme économique a occupé une place importante dans le discours.

Pour le GECAM, l’ouverture de l’économie ne doit pas conduire à l’éviction progressive des entreprises nationales. Le déficit commercial, qui aurait atteint 2.145 milliards de FCFA en 2025 contre 1.747 milliards en 2024, illustre, selon le patronat, l’ampleur du défi.

Le taux de couverture des importations par les exportations serait ainsi passé de 65,1 % à 59 %.

Célestin Tawamba appelle donc à une véritable doctrine industrielle capable de favoriser l’émergence et la consolidation d’entreprises camerounaises compétitives.

Il ne s’agit pas, précise-t-il, de fermer le marché aux investisseurs étrangers, mais de garantir des conditions de concurrence équitables, de favoriser le transfert de technologies et de préserver certains secteurs stratégiques.

Dans cette perspective, le «Made in Cameroon» ne saurait rester un simple slogan. Il doit, selon le patronat, s’appuyer sur la mise aux normes de l’offre locale, une protection ciblée et temporaire des filières émergentes et une politique permettant aux entreprises nationales d’accéder davantage aux marchés.

Formaliser sans fabriquer davantage d’informalité

Le GECAM entend également changer la manière d’aborder l’économie informelle.

Avec 52 % des emplois relevant du secteur informel non agricole contre seulement 5,1 % pour le secteur privé formel, le déséquilibre est considérable.

Pour le patronat, la formalisation ne peut être réduite au contrôle et à la contrainte fiscale. Elle doit devenir économiquement attractive.

Le GECAM distingue ainsi l’informalité de nécessité, qui concerne les petits opérateurs disposant de faibles capacités financières, de celle d’entreprises de taille importante qui choisissent délibérément de se soustraire à leurs obligations.

La première doit être accompagnée vers la formalisation ; la seconde doit être combattue.

«Nous ne demandons pas que l’on aille chercher l’informel. Nous demandons que l’on cesse de le fabriquer», résume Célestin Tawamba.

De l’annonce à l’exécution

Au-delà de chacune de ces problématiques, le discours du président du GECAM converge vers une même interrogation : le Cameroun souffre-t-il d’un déficit de politiques publiques ou d’un déficit d’exécution ?

Pour le patronat, les stratégies et les programmes existent. Les cadres de dialogue public-privé sont également en place. Ce qui manque désormais, ce sont des résultats suffisamment mesurables.

Le GECAM propose donc de lier chaque engagement public à un indicateur, une échéance et une évaluation. Kilomètres de routes réhabilités, capacité électrique effectivement disponible pour les entreprises, réduction des délestages, apurement des arriérés, simplification des contrôles et part de la commande publique attribuée aux entreprises nationales : autant d’indicateurs qui permettraient, selon l’organisation patronale, de mesurer concrètement l’action publique.

Cette exigence de résultats constitue le fil conducteur d’une rentrée économique placée sous le signe de la franchise.

«Le Cameroun n’a pas besoin d’un plan de plus»

En conclusion, Célestin Tawamba a élargi son propos au-delà des seules politiques économiques pour appeler à une responsabilité collective.

L’État, les entreprises et les citoyens sont, chacun à leur niveau, interpellés sur la nécessité de restaurer la discipline, la responsabilité et la culture du résultat.

Le patronat reconnaît d’ailleurs que les entreprises elles-mêmes ne sont pas exemptes de reproches et qu’elles doivent également se soumettre aux exigences de rigueur qu’elles réclament de l’administration.

Le président du GECAM a ainsi choisi de clore son intervention sur une formule qui résume l’esprit de cette deuxième rentrée économique : «Le Cameroun n’a pas besoin d’un plan de plus. Il a besoin que chacun, à la place qui est la sienne, fasse ce qu’il s’est engagé à faire.»

Un appel qui place désormais le budget 2027 devant une exigence simple : transformer les diagnostics en arbitrages et les engagements en résultats. Pour le patronat, le temps n’est plus aux annonces. Il est à l’exécution.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *