L’Hôpital Général de Yaoundé face aux accusations : la direction dément fermement toute disparition d’organes
L’onde de choc est partie des réseaux sociaux avant de se propager à certains médias en ligne. Depuis quelques heures, une publication virale accuse l’Hôpital Général de Yaoundé de faits d’une extrême gravité : la supposée disparition d’organes sur la dépouille d’un patient dont, fait troublant, l’identité n’est même pas précisée.
Face à l’ampleur prise par ces allégations, la Direction générale de l’établissement hospitalier est sortie de son silence. Dans une déclaration solennelle, elle affirme avoir pris connaissance «avec stupéfaction» de ces accusations qu’elle qualifie de «mensongères, graves et infondées». L’hôpital dit les «démentir et les réfuter avec la dernière énergie», dénonçant une atteinte directe à son honneur, à sa réputation et à son intégrité.
Une institution de référence mise en cause
Établissement hospitalier de référence au Cameroun, l’Hôpital Général de Yaoundé rappelle son attachement strict aux règles d’éthique médicale et aux procédures en vigueur, aussi bien dans la prise en charge des patients que dans la gestion des dépouilles à la morgue.
«À aucun moment, et sous aucune forme, notre structure ne saurait tolérer ni couvrir des pratiques contraires à la loi, à l’éthique ou à la dignité humaine», insiste la Direction générale, qui rejette catégoriquement toute implication dans les faits évoqués.
L’administration souligne que le service de thanatopraxie (morgue) de l’hôpital est doté d’un personnel qualifié, formé et soumis au strict respect des normes techniques, sanitaires et éthiques. Les opérations de conservation, de toilette mortuaire et de préparation des dépouilles, précise-t-elle, sont réalisées en présence des membres de familles dûment désignés. À l’issue de ces procédures, un consentement éclairé est signé, conformément aux exigences réglementaires.

Appel à la responsabilité et à la retenue
La Direction regrette la diffusion d’informations aussi sensibles sans vérification préalable auprès des services compétents de l’établissement. Selon elle, la manière «sensationnaliste» dont ces accusations ont été relayées est de nature à semer la psychose au sein des familles, à ternir injustement l’image de l’hôpital et à jeter le discrédit sur un personnel qui œuvre quotidiennement au service des populations de Yaoundé, du Cameroun et même au-delà.
Elle déplore également ce qu’elle présente comme des «attaques répétées» et des «campagnes de calomnies» visant l’institution depuis quelque temps, avec pour objectif manifeste de nuire à son image et à celle de son Directeur général. Une stratégie, estime-t-elle, destinée à entamer la confiance des usagers envers la structure hospitalière.
Dans ce contexte, l’hôpital appelle les familles, les professionnels des médias et l’opinion publique à faire preuve de retenue et de responsabilité, en évitant la propagation d’informations non vérifiées susceptibles d’alimenter l’émotion et la désinformation, notamment au sujet de faits supposément survenus entre Yaoundé et Bangangté.
En conclusion, l’Hôpital Général de Yaoundé réaffirme son engagement «indéfectible» à servir avec professionnalisme, empathie et respect de la dignité des patients, tout en se réservant le droit d’engager toute action appropriée pour préserver son image et défendre son personnel contre ce qu’il considère comme de graves accusations sans fondement.


