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Secteur des mototaxis : les enjeux politiques plombent la vision du Dr Roger Mbassa Ndinè

Dans son discours à la jeunesse en 2013 et 2014, le Chef de l’Etat avait clairement affiché une volonté politique qui visait à organiser la profession de mototaxis. Dès 2020, le maire de la ville de Douala s’est approprié cette vision présidentielle. Mais entre la volonté politique et la matérialisation de cette vision, il y a des enjeux politiques qui recommandent à l’autorité de l’Etat de faire le dos rond face à une  menace qui fait des moto-taximen une bombe sociale à manipuler avec circonspection.

Le 10  février 2013, à l’occasion de son traditionnel discours à la jeunesse, le Président de la République avait évoqué  le rôle social des conducteurs  de mototaxis, en soulignant leur contribution à la mobilité urbaine notamment dans les zones d’accès  difficile. «Je sais que cette profession n’a pas toujours bonne réputation en raison de quelques «brebis galeuses» qui s’y sont introduites. Mais la majorité de ces jeunes cherchent tout simplement à gagner leur vie. N’est-on pas heureux de la possibilité offerte d’atteindre rapidement et à moindre coût des destinations difficiles d’accès ?», avait indiqué  Paul Biya.  Cependant, le Chef de l’Etat exhortait  que «pour éviter certains comportements qui sont à déplorer, il conviendrait sans aucun doute d’organiser la profession et de prévoir à leur intention des stages de formation concernant à la fois le code de la route, notamment le port du casque, et la technique des véhicules à deux roues.» Le Chef de l’Etat avait alors instruit le ministère de la jeunesse et de l’éducation civique, en liaison avec le ministère de l’emploi et de la formation professionnelle de lui faire des propositions visant un encadrement de cette jeunesse engagée dans la profession de mototaxis, «soit à travers les organismes existants pour la promotion socio-économique des jeunes, soit par la création de nouvelles structures

Dans son discours du 10 février 2014, Paul Biya est revenu sur le sujet. «Prenant l’exemple, l’an dernier, des moto-taxis, qui ont un rôle social évident, j’avais souligné la nécessité de l’organisation de cette profession. Je suis heureux de constater que les services de l’Etat, après consultation avec les intéressés, ont mis au point un programme collectif d’encadrement. De la sorte, les moto-taxis pourront s’impliquer davantage – et mieux – dans nos projets de développement national», avait-il dit.

Plus de 10 ans après ces deux sorties du Chef de l’Etat, peut-on dire que les deux départements ministériels suscités ont comblé les attentes de Paul Biya ? Quoi qu’il en soit, la profession de mototaxis et son importance venaient ainsi d’être reconnues au plus haut sommet de l’Etat. Le Président de la République avait affiché une certaine volonté politique relativement à la structuration du secteur de transport par mototaxis.

Quand le Dr Roger Mbassa Ndinè prend les commandes de la Communauté urbaine de Douala en 2020, il propose une vision qui s’inscrit en droite ligne des préoccupations du Chef de l’Etat. C’est ainsi qu’est né le «Programme de professionnalisation et d’assainissement du secteur de transport par mototaxis». A travers cette vision, le maire de la ville de Douala affichait clairement sa détermination à «extirper de ce secteur d’activité les brebis galeuses qui ternissent l’image de la profession

Le Dr Roger Mbassa Ndinè confiera au Dr Roger Njitchoua, son 2ème adjoint, la mission d’implémenter ce programme ambitieux. En clair, la professionnalisation et l’assainissement devaient aboutir à la création d’une plate-forme numérique regroupant uniquement les conducteurs de mototaxis régulièrement identifiés et autorisés à exercer dans le périmètre de la ville de Douala. Ceux-ci devaient alors arborer une chasuble agréée par la Communauté urbaine de Douala.

Concertation

Pour atteindre ce but, plusieurs étapes ont été envisagées par le  Dr Roger Njitchoua. Dans la phase de professionnalisation, plus de 25.000 moto-taximen ont bénéficié des formations au code de route, à la citoyenneté et au secourisme. A la suite de ces formations, 20.000 permis de conduire de Catégorie 1 ont été attribués. Dans la phase d’assainissement, la Cud bénéficiera  de l’accompagnement de Mobile Money Coorporation (une filiale de Mtn)  pour la mise sur pied de la  plateforme numérique où seront enregistrés  tous les moto-taximen autorisés à exercer dans la ville de Douala. Au terme de ces deux étapes,  3150 moto-taximen recevront des chasubles et des badges  au cours d’une cérémonie organisée le 27 septembre 2024  à la place de la Bessekè.

Ensuite, il y a eu  la phase  de sensibilisation. Communiqués radio/presse, publireportages, banderoles et grandes affiches ont été mis à contribution pour alerter le grand public et toucher la cible des conducteurs de mototaxis. Il faut ajouter à cela les multiples interventions du Dr Roger Njitchoua  dans  les médias pour expliquer, informer, dissiper les malentendus, faire la lumière sur le contrat qui lie la Cud et Mtn,  tordre le coup à la rumeur et à la manipulation. Il y a surtout eu les incontournables  réunions avec les leaders des syndicats de mototaxis avec pour but d’associer les principaux concernés à la vision du maire  de la ville. Il y a également eu des réunions avec les responsables des camps, véritables viviers de vrais et authentiques acteurs de la profession. Dans les camps, les  frustrations et les  inquiétudes ont été résorbées avec la promesse faite d’accorder aux vrais acteurs de la profession l’attention qu’ils méritent en vue de l’aboutissement heureux d’un processus dont ils revendiquent être la seule et unique cible. 

Par ailleurs, il  y a  eu les multiples descentes de la direction de la police municipale sur le terrain, à la rencontre des bendskineurs afin de les convaincre du bien-fondé d’une action qui vise à instaurer la dignité et le respect autour de leur gagne-pain. A ce propos, on se souvient que le 1er octobre 2024, des agents de la police municipale étaient visibles dans quelques artères de la ville de Douala pour conscientiser et inviter les conducteurs de motos en situation irrégulière à se rendre dans l’un des 5 centres d’enregistrement installés dans chaque arrondissement de la ville, munis de leurs cartes d’identités, leurs permis de conduire et les cartes grises des motos, afin de se faire enrôler et recevoir gratuitement les chasubles.

Acteur majeur

Mais il  y a surtout eu les concertations avec l’autorité administrative. Dans une récente interview accordée à notre confère «LA VOIX DE LA CITE», le Dr Roger Njitchoua qualifie l’administration «d’acteur majeur».  « Nous travaillons aussi en étroite collaboration avec monsieur le Préfet du Wouri», a-t-il affirmé comme pour indiquer que sans l’implication de l’autorité administrative, la vision du maire de la ville aurait du mal à être implémentée. Le 2ème adjoint au maire de la ville ne croyait pas si bien le dire. En effet,  «le décret  fixant les attributions des chefs de circonscriptions administratives et portant organisation et fonctionnement de leurs services» stipule dans ses articles 10 et 40  que le gouverneur et le préfet disposent «des forces de police, de la gendarmerie et de l’armée dans le cadre des lois et règlements fixant les modalités d’emploi de ces forces… »  Le même décret souligne qu’ils peuvent, «en outre, en cas d’atteinte à la sûreté intérieure ou extérieure de l’Etat ou à l’ordre public, accomplir personnellement ou requérir tout agent ou toute autorité compétente d’accomplir tous les actes nécessaires à l’effet de constater les crimes et les délits, et d’en délivrer les auteurs aux tribunaux, dans les délais et formes impartis par les textes en   vigueur.»

Il ne fait aucun doute que la concertation avec le préfet du Wouri a pour objectif de renforcer l’efficacité de la police municipale en vue de la matérialisation de la vision portée par le maire de la ville. Cette matérialisation passe par  la manifestation de la force publique et l’exercice du droit de coercition dont seule l’autorité administrative est dépositaire. Mais entre la volonté politique affichée par le Chef de l’Etat et la manifestation de l’autorité de l’Etat, il y a un fossé que l’autorité administrative a du mal à franchir, du moins pour ce qui est de la structuration du secteur du transport par mototaxis à Douala. Pour les gouverneurs et préfets affectés à Douala, les enjeux politiques commandent méfiance et prudence dans l’encadrement des moto-taximen. Au fil des ans, la tolérance administrative a fini par forger chez les conducteurs de mototaxis un état d’esprit frondeur qui les amène à croire en leur capacité de mobilisation contre l’ordre établi. Leurs «faits d’armes», en matière d’incivisme sont légion : rejet du port de casque, refus de payer l’impôt libératoire,  non-respect des feux de signalisation, etc.

Ils sont un peu plus de 60.000 selon les statistiques de la Communauté urbaine de Douala. Aux cotés  des bons citoyens qui aspirent à mener leurs activités dans la dignité et le respect de la réglementation en vigueur, il a ces brebis galeuses qui se recrutent parmi ces jeunes, produit de l’exode rural, venus de l’arrière-pays, avec de graves carences en matière d’éducation civique, pour chercher fortune à Douala. Les brebis galeuses, ce sont aussi ces étrangers, centrafricains et tchadiens, sans titres de séjour et pièces d’identité, qui ont fait du Cameroun un eldorado où la moto nourrit son Homme. Il y a surtout ces individus aux allures suspectes qui trouvent en la moto le moyen efficace pour agresser ou dépouiller des honnêtes gens de leurs biens.

Ce sont ces récalcitrants qui freinent l’action de la Communauté urbaine de Douala qui reconnait n’avoir pu enrôlé que 10.000 moto-taximen sur les 60.000 attendus. Le 12 juin 2025, le maire de la ville a tenté une opération de répression des brebis galeuses. Mais il a très vite constaté les limites de la police municipale. Les forces de police mobilisées par l’autorité administrative sont rapidement intervenues pour étouffer une rébellion qui pouvait prendre des proportions inquiétantes à l’approche de la présidentielle 2025. Après le 12 juin, la répression a été mise en veilleuse. Face à ce qui est désormais considérée comme une bombe sociale, le gouverneur et le préfet ont choisi d’adopter l’attitude de leurs prédécesseurs. Depuis trente ans, en effet, les autorités administratives ont opté pour le dos rond face à la racaille qui ternit l’image de cette  profession qui a retenu l’attention du Chef de l’Etat. Cependant, Paul Biya aurait-il aimé qu’une déflagration sociale menée par les conducteurs de mototaxis vienne perturber la quiétude de son long magistère ? Rien n’est moins sûr.    

Selon toute vraisemblance, l’implémentation de la professionnalisation et de l’assainissement ne se fera pas en 2025. L’enjeu de la présidentielle d’octobre prochain qui pointe à l’horizon commande à l’autorité administrative de ne pas offrir aux politiciens qui font de l’insurrection la voie idéale pour accéder à la magistrature suprême la possibilité d’instrumentaliser les moto-taximen pour atteindre leur but. Il en sera certainement  de même en 2026. Les élections municipales, législatives, régionales et sénatoriales constitueront un joli prétexte pour se détourner de la foudre des moto-taximen. Et la mise en œuvre de la volonté politique affichée par Paul Biya en 2013 et 2014 devra encore attendre.    

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