Mines : le gouvernement ouvre de nouveaux horizons d’emplois pour les jeunes, les femmes et les PME/PMI
Le secteur minier camerounais se positionne plus que jamais comme un moteur de croissance et un gisement d’emplois. C’est l’un des principaux enseignements de la session d’échanges présidée, le 19 novembre 2025 au Hilton Hôtel de Yaoundé, par le Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique par intérim, le Pr Fuh Calistus Gentry.
Une rencontre stratégique qui s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Chef de l’État, Paul Biya, dont le nouveau septennat est placé sous le signe de l’autonomisation des femmes et des jeunes.
Femmes, jeunes et acteurs miniers réunis pour la première fois
Le MINMIDT a, pour la première fois, réuni à la même table des représentants de la jeunesse venus des dix régions, des organisations féminines et les principaux opérateurs du secteur minier, pétrolier et industriel. Objectif : présenter les opportunités d’un secteur en pleine mutation et désormais érigé en priorité nationale.
Cette initiative vise également à rapprocher les jeunes et les femmes des chaînes de valeur, en leur donnant accès à des informations concrètes sur les métiers, les recrutements prévus et les partenariats possibles avec les entreprises minières.
Un secteur minier en pleine accélération
Le Cameroun compte actuellement 15 projets miniers en développement, couvrant des horizons de court, moyen et long termes. Les sites déjà opérationnels mobilisent plus de 1 000 travailleurs camerounais, tandis que les projections pour 2026 annoncent une montée en puissance spectaculaire : 7 500 emplois directs et près de 15 000 emplois indirects devraient être créés.
Au-delà des profils techniques, l’écosystème minier ouvre de nombreux créneaux aux prestataires locaux : restauration, transport et logistique, fourniture d’équipements de protection, sécurité privée, maintenance, gestion du minerai, ressources humaines, traitement des déchets ou encore services médicaux.
Industrie et pétrole : des relais majeurs de recrutement
En parallèle, le secteur industriel associé aux mines promet 3 000 emplois directs et plus de 10 000 emplois indirects, offrant aux PME/PMI camerounaises des opportunités inédites en matière de contrats et de sous-traitance.
Le secteur pétrolier aval, quant à lui, pourrait absorber près de 2 500 jeunes, renforçant ainsi la participation de la jeunesse aux filières stratégiques du pays.
Conscient du potentiel inclusif de ces métiers, le MINMIDT encourage particulièrement l’accès des femmes et des jeunes à des professions telles que la conduite d’engins lourds, le secours minier, la maintenance, les métiers techniques et les services de santé au travail.
Une école des mines annoncée dans le Sud
Moment fort de la rencontre : la signature d’un protocole d’accord entre le MINMIDT et Delta Ressources Cameroon Plc, portant sur la création d’une école des mines dans la région du Sud. Cette future institution permettra de former localement des techniciens et ingénieurs selon les standards internationaux, tout en renforçant les compétences nationales nécessaires à l’industrialisation du secteur.
Une mobilisation institutionnelle forte
La cérémonie s’est tenue en présence du Directeur Général de la SONAMINES, du Secrétaire Général du MINMIDT, de plusieurs responsables du ministère et de dirigeants d’entreprises minières, témoignant de l’engagement collectif autour de la transformation du secteur.


