Journée de l’enfant africain 2026 : la mairie de Douala 2ème redonne le sourire aux mineurs détenus à la prison de New-Bell
Derrière les hauts murs de la Prison centrale de New-Bell, les célébrations de la Journée de l’enfant africain ont pris cette année une résonance particulière. Mardi 16 juin 2026, l’établissement pénitentiaire a reçu une visite porteuse d’espoir pour ses plus jeunes pensionnaires. Une délégation de la mairie de Douala II est venue leur rappeler qu’au-delà des barreaux, ils demeurent avant tout des enfants auxquels la société ne doit pas tourner le dos.
À l’origine de cette initiative, le maire de Douala 2ème, Me Denise Fampou, affectueusement surnommée «La Daronne» par de nombreux habitants de l’arrondissement. Sous son impulsion, une équipe conduite par Housseini Zakary, deuxième adjoint au maire, accompagnée des agents du service social communal, a franchi les portes de la prison avec un message simple : aucun enfant ne doit être oublié.

Pour marquer l’édition 2026 de la Journée de l’enfant africain, la commune a remis aux détenus mineurs un important don d’une valeur de 2,8 millions de FCFA. Denrées alimentaires, kits d’hygiène, vêtements neufs, jeux éducatifs et repas chauds composaient cet appui destiné à améliorer le quotidien de ces jeunes placés sous-main de justice.
Au-delà du don, un message d’espérance
Dans la cour de l’établissement, l’atmosphère habituelle a laissé place, l’espace de quelques heures, à des scènes plus chaleureuses. Les visages se sont détendus, les regards se sont éclairés et les sourires ont peu à peu remplacé la réserve qui accompagne souvent la vie carcérale.
Pour ces adolescents, habitués à vivre loin de leurs familles et des manifestations festives organisées à l’extérieur, la visite municipale avait une portée qui dépassait largement la valeur matérielle des présents distribués. Elle constituait avant tout une marque de considération et de reconnaissance de leur dignité.
Cette action s’inscrit dans une tradition que la mairie de Douala II entretient depuis plusieurs années. À travers son programme social, la commune multiplie les initiatives en faveur des couches les plus vulnérables, avec une attention particulière portée à l’enfance.

Ne laisser aucun enfant en marge
Au terme de la cérémonie, les responsables municipaux ont renouvelé leur engagement en faveur de l’accompagnement des jeunes en difficulté. Pour eux, le destin d’un enfant ne saurait être définitivement déterminé par les erreurs ou les circonstances qui l’ont conduit en détention.
Le message porté par la délégation était clair : investir dans un enfant, c’est investir dans l’avenir de toute une communauté. «Élever un enfant, c’est élever tout un quartier, toute une commune, tout un Cameroun», ont rappelé les représentants de la municipalité.
À travers ce geste de solidarité, la mairie de Douala II a voulu donner un contenu concret à la Journée de l’enfant africain. Une manière de rappeler que la protection de l’enfance ne se limite pas aux discours et que même derrière les murs d’une prison, chaque enfant conserve le droit d’être accompagné, encadré et encouragé à croire en un avenir meilleur.

