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Présidentielle 2025 : Paul Biya prêt pour un 8ème mandat

Il l’a fait savoir à travers une sortie sur les réseaux sociaux. Le candidat naturel du Rdpc affirme vouloir poursuivre efficacement  la mission qui est la sienne depuis 1982, en accordant, cette fois, la priorité  aux jeunes et aux femmes.

La Présidentielle 2025 se tiendra  le 12 octobre. Le président de la République en a décidé ainsi, conformément aux prérogatives que lui confèrent la constitution et la loi électorale. Pour taire définitivement la polémique au centre de laquelle une certaine opinion a placé Réné Emmanuel Sadi, porte-parole du gouvernement, et le Pr Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la communication du Rdpc, Paul Biya parle enfin de sa candidature. A travers les réseaux sociaux, le président sortant  annonce : «Je suis candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.»

Paul Biya est donc resté constant dans sa démarche. A l’occasion de la visite de Président français Emmanuel Macro, en juillet 2022, il répondait à un journaliste de Rfi, parlant de sa candidature, que «Le Cameroun est dirigé conformément à sa constitution. Selon cette constitution, le mandat que je mène dure sept ans. Alors, essayer de faire la soustraction et vous saurez combien de temps il  me reste à diriger le pays. Mais autrement, quand ce mandat arrivera à expiration vous serez informé sur le point de savoir si je reste ou si je rente au village.»

C’est désormais clair. Il n’est pas encore temps pour Paul Biya de rentrer au village. Il s’est soumis aux dispositions de l’article 27, alinéa 3 des statuts et règlement du Rdpc. «Le président national est candidat du parti aux élections présidentielles», disent les textes. Le 31 décembre 2024, il avait déjà présenté les signaux d’une candidature certaine. «Je puis vous assurer que ma détermination à vous servir demeure intacte», disait-il. Le 11 février 2025, il est revenu à la charge pour inviter ses compatriotes à «ne pas prêter l’oreille aux sirènes u chaos que font retentir certains irresponsables.»  

Mais Paul Biya justifie ce huitième engagement à la course à la magistrature suprême par les «appels pressants qui montent des dix régions de notre pays et de la diaspora.» Il se dit prêt à conduire les destinées du Cameroun au cours des 07 prochaines années. «Soyez assurés que ma détermination à vous servir est à la mesure de l’acuité des défis auxquels nous sommes confrontés», répond-t-il favorablement aux appels venus des dix régions et de la diaspora. Paul Biya est convaincu de bénéficier d’un soutien massif constant. C’est pourquoi il n’entend pas se dérober à «la mission sacrée» à laquelle il consacre son temps et son énergie, depuis son accession à la magistrature suprême. Il s’agira, selon lui, «d’assurer la sécurité et le bien-être des filles et fils de notre cher et beau pays.» Au-delà, le candidat naturel du Rdpc promet de ne reculer devant aucun défi. Même si ces défis se font plus aigus «du fait d’un environnement international de plus en plus contraignant.» Quoi qu’il en soit, le président sortant souligne dans sa déclaration de candidature que «la situation des jeunes et des femmes sera au cœur de mes priorités

Selon le code électoral, Paul Biya a jusqu’au 21 juillet pour officialiser sa candidature auprès d’Elecam. S’en suivra la validation par le conseil électoral, et, le cas échéant, la confirmation par le conseil constitutionnel. Les candidatures indépendantes étant désormais peu probables compte tenu des délais qui s’effritent inexorablement, seuls 18 partis politiques pourraient envisager de challenger le candidat du Rdpc. Mais au regard des réactions enregistrées, çà et là, à la suite de la sortie de Paul Biya, il y a  fort à craindre que les 43 ans d’expérience de l’homme du 06 novembre 1982 constituent un argument de poids face à une opposition qui tarde à présenter des gages de solidité et de sérénité. A ce propos, la saisine du conseil constitutionnelle, ce 14 juillet 2025,  par Maurice Kamto  «aux fins de constat d’inexistence du corps électoral conforme aux prescriptions légales et aux fins de régularisation», sonne comme la  fuite en avant  d’un potentiel candidat qui a récemment fait du débat sur le mandat impératif l’ultime  stratégie pour contourner les conséquences politique et juridique  du boycott des municipales et  législatives de 2020.

En attendant que le Mrc et son candidat déclaré clarifient leur situation auprès d’Elecam, on s’achemine, comme en 2018,  vers une pluralité de candidatures qui favoriseront indubitablement l’émiettement des voix des forces dites de changement. Dans ces conditions, Paul Biya  ne peut que se frotter les mains, en espérant que  les consultations menées par le Sgpr, Ferdinand Ngoh Ngoh,  en son nom, auprès des élus et membres du gouvernement issus des 10 régions que compte le pays,  auront permis d’affiner une stratégie efficace de conquête de l’ensemble du territoire national où le Rdpc semble avoir enraciné son idéologie.    

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